01-2026
Nous vous remercions pour votre fidélité et d'être aussi présents lors de nos évènements. Nous espérons vous retrouver nombreux lors de notre journée d'études du vendredi 27 mars 2026 au Luxembourg, sur le thème "Obésité, allergie, diabète… les défis nutritionnels en pédiatrie" et sommes ravis de vous en présenter le programme (ainsi que le lien d’inscription) ci-dessous :


ARTICLES OFFICIELS
Informations officielles provenant d'organisations nationales ou internationales
ESPGHAN – Position Paper concernant les recommandations des probiotiques en pédiatrie
Dans la presse médicale française [ https://francais.medscape.com/voirarticle/3613135 ] , un "Position Paper" [ https://onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1097/MPG.0000000000003633 ] de l'ESPGNAN concernant les dernières recommandations d'usages des probiotiques, datant de 2023, a refait parler de lui lors du dernier Congrès de la Société Française de Pédiatrie. Nous avons aussi jugé utile de relayer ce rappel de recommandations, toujours d'actualité, ainsi que la fiche de bonne pratique clinique du Groupe Francophone d'Hépatologie-Gastroentérologie et Nutrition Pédiatriques GFHGNP https://www.gfhgnp.org/wp-content/uploads/2024/06/PLACE-DES-PROBIOTIQUES-DANS-LA-PRISE-EN-CHARGE-DES-TROUBLES-DIGESTIFS-DE-LENFANT-RECOMMANDATIONS-POUR-LA-POPULATION-FRANCAISE.pdf
Pour reprendre les données principales de ce « Position Paper » :
En cas de gastro-entérite aiguë, recommandation positive pour les souches suivantes :
• Lactobacillus rhamnosus GG ATCC 53103
• Saccharomyces boulardii CNCM I-745
• Lactobacillus reuteri DSM 17938
• Association L. rhamnosus 19070-2 et L. reuteri DSM 12246
Prévention des diarrhées associées aux antibiotiques
• Chez les enfants ambulatoires ou hospitalisés, une recommandation positive pour S. boulardii CNCM I-745
• L. rhamnosus GG ATCC 53103 (à débuter simultanément avec l’antibiothérapie)
Prévention des diarrhées nosocomiales
• Une recommandation positive pour L. rhamnosus GG ATCC 53103
Prévention de l’entérocolite nécrosante
• Une recommandation positive pour L. rhamnosus GG ATCC 53103
• et pour la prise simultanée de trois souches : Bifidobacterium infantis BB-02, Bifidobacterium lactis BB-12, Streptococcus thermophilus TH-4
Infection à Helicobacter pylori
• S. boulardii CNCM I-745 (effet modeste, niveau de preuve faible)
Troubles gastro-intestinaux fonctionnels (troubles de l'interaction intestin-cerveau)
• Pour les coliques du nourrisson : une recommandation positive chez les nourrissons allaités pour L. reuteri DSM 17938 et B. lactis BB-12 (niveau de preuve faible)
• Pour les troubles fonctionnels de la douleur abdominale (TFDA) / Syndrome de l’intestin irritable (SCI) : une recommandation positive pour L. reuteri DSM 17938 et L. rhamnosus GG ATCC 53103.
Aucune recommandation pour un probiotique n’est formulée dans le cadre des maladies inflammatoires chroniques de l’intestin (MICI), en cas de constipation, de maladie cœliaque ou de prolifération bactérienne de l’intestin grêle (SIBO).
ELEMENTS DE CONTEXTE
Actualité politique et institutionnelle en lien avec l'activité pédiatrique
Politiques visant à stopper et à inverser la hausse de la production, de la commercialisation et de la consommation d'aliments ultra-transformés : Document du Lancet
Pour endiguer la progression mondiale des aliments ultra-transformés (AUT), des politiques coordonnées sont nécessaires à l'échelle des systèmes alimentaires nationaux et internationaux. Bien que les politiques ciblant les aliments riches en graisses, en sucre et en sucre (HFSS) soient importantes, une approche plus globale est indispensable, étant donné qu'une part non négligeable des AUT contient également ces mêmes ingrédients. Il est crucial d'élargir les politiques actuelles relatives à l'environnement alimentaire, mais il est tout aussi essentiel de s'attaquer aux autres secteurs des systèmes alimentaires, notamment ceux qui ciblent les entreprises productrices d'AUT, compte tenu de leur influence politique et commerciale.
Ce document de la série présente un programme de transformation visant à réduire et à prévenir la montée en puissance des AUT, en mettant l'accent sur la réglementation des environnements alimentaires et des pratiques des entreprises. Nous soulignons également la nécessité de politiques garantissant la disponibilité et l'accessibilité financière des aliments peu transformés, en particulier pour les populations vulnérables ayant moins de capacité à adopter une alimentation plus saine.
Ces innovations devraient être intégrées à des transformations plus larges des systèmes alimentaires, visant à instaurer des régimes alimentaires plus sains et plus durables. Les systèmes alimentaires ont évolué de manière à privilégier la production, la commercialisation et la consommation d'AUT. Inverser cette tendance sera un processus de longue haleine, nécessitant des politiques ciblées en matière de système alimentaire, ainsi que des réformes socio-économiques plus larges, afin de lutter contre les inégalités et les rapports de force qui ont alimenté l'offre et la demande d'aliments ultra-transformés. Compte tenu de l'impact considérable de ces aliments sur la qualité de l'alimentation et les systèmes alimentaires, il est à la fois essentiel et urgent de définir un programme clair et concret, assorti d'un ensemble de politiques et d'interventions concrètes visant à instaurer un changement significatif. Pour lire ce document du Lancet :
ARTICLES CONSEILLES
Informations, articles scientifiques, études concernant l'activité pédiatrique
Facteurs de risque d'obésité infantile au cours des 1000 premiers jours de vie : revue systématique et évaluation de la qualité des facteurs de risque
L’exposition à certains facteurs en début de vie peut avoir un impact négatif sur le développement fœtal et infantile, prédisposant les enfants à l’obésité. Cette étude visait à identifier et à évaluer systématiquement les facteurs de risque d’obésité infantile avant la conception, pendant la grossesse et la petite enfance, et à évaluer leur potentiel pour de futures stratégies de prédiction et de prévention. Les scientifiques ont recensé 172 publications observationnelles et 5 publications d’études d’intervention portant sur 1 879 971 enfants issus de 37 pays, majoritairement à revenu élevé. La prévalence moyenne de l’obésité infantile rapportée était de 11,1 %. Les facteurs de risque liés à la grossesse et à la petite enfance ont été principalement étudiés. Ils ont identifié 59 facteurs de risque potentiels, dont 23 étaient systématiquement associés à l’obésité. Les facteurs de risque les plus importants étaient : un poids maternel plus élevé avant la grossesse (n = 28/31 publications présentant des associations positives), une prise de poids gestationnelle plus importante (n = 18/21), le tabagisme maternel pendant la grossesse (n = 23/29), un poids de naissance plus élevé (n = 20/28), un poids de naissance élevé pour l’âge gestationnel (n = 17/18), l’absence d’allaitement maternel (n = 20/31) et une prise de poids plus importante chez le nourrisson (n = 12/12). Le niveau de preuve était généralement modéré en raison de mesures d’exposition peu fiables, d’un suivi court/de pertes de vue et d’un risque de confusion. Les chercheurs ont identifié par cette étude sept facteurs de risque précoces, fortement associés à l’obésité infantile, qui peuvent contribuer à l’élaboration de futures stratégies de prédiction et de prévention. Ces résultats appuient la mise en œuvre de stratégies de prévention ciblant ces facteurs de risque, tant sur le plan clinique que populationnel, et, si possible, intégrées à des études d’implantation.
Pour en savoir plus suivez ce lien :

Association entre le folate érythrocytaire et la grossesse : une analyse scientométrique
Cette étude visait à réaliser une analyse scientométrique des tendances et des schémas observés dans les études sur l'association entre l'acide folique érythrocytaire et la grossesse. Au total, 243 études ont été analysées. Les revues et domaines les plus représentés sont Nutrition & Dietetics et The American Journal of Clinical Nutrition (AJCN). Les auteurs, institutions et pays les plus impliqués sont : Czeizel AE, les Centers for Disease Control and Prevention (CDC) et les États-Unis. L’analyse de regroupement et d’émergence des mots-clés a permis d’identifier 13 groupes. Les recherches dans ce domaine portent principalement sur l’impact à court et à long terme des globules rouges et des facteurs associés (vitamine B12, homocystéine et méthylènetétrahydrofolate réductase) sur les femmes enceintes et les nourrissons. L’association entre l’acide folique érythrocytaire, les anomalies du développement du tube neural et la réduction des complications maternelles et infantiles grâce à la supplémentation en acide folique a constitué le principal axe de recherche. Retrouvez cette analyse scientométrique ici :
Nutrition et microbiome intestinal dans la prévention des allergies alimentaires
Les allergies alimentaires sont de plus en plus reconnues comme un problème de santé publique mondial, influencé par la nutrition en début de vie et le microbiote intestinal. Cette revue systématique a examiné des essais contrôlés randomisés menés entre 2005 et 2025 évaluant les effets des probiotiques, des prébiotiques et des symbiotiques dans la prévention des allergies alimentaires. Quatorze études portant sur 5 685 participants, dont des femmes enceintes, des nourrissons et des enfants, avec ou sans diagnostic d’allergie alimentaire, ont été analysées. Bien que plusieurs interventions aient démontré une modulation du microbiote intestinal et des réponses immunitaires, la plupart des essais n’ont pas rapporté de réduction statistiquement significative des allergies alimentaires médiées par les IgE par rapport au placebo. Certaines données suggèrent des bénéfices liés à une exposition précoce aux aliments allergènes et à des souches probiotiques spécifiques, telles que Lactobacillus rhamnosus GG, notamment dans le cas de l’allergie aux protéines de lait de vache. Cependant, l’hétérogénéité des protocoles d’étude, des souches, des dosages et des critères diagnostiques limite la généralisation des résultats. Globalement, les interventions nutritionnelles ciblant le microbiote présentent une plausibilité biologique, mais une efficacité clinique inconstante. De futures études à grande échelle, standardisées et mécanistes intégrant des données sur le microbiome, la génétique et l'environnement sont nécessaires pour définir des stratégies optimales de prévention des allergies.
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Enrichissement du lait maternel et entérocolite nécrosante chez les nourrissons de très faible poids de naissance : état des connaissances et revue systématique avec méta-analyse
L’entérocolite nécrosante (ECN) demeure une cause majeure de morbidité et de mortalité chez les nourrissons de très faible poids de naissance (TFPN). L’allaitement maternel et les protocoles d’alimentation standardisés sont protecteurs, mais les pratiques cliniques varient, notamment en ce qui concerne le choix des fortifiants. Cette publication permet d’observer de manière probante que l'alimentation enrichie avec des fortifiants dérivés du lait maternel est associée à une réduction du risque d'ECN médicale et chirurgicale chez les nourrissons de très faible poids de naissance (la plupart des données provenant de nourrissons nés ≤ 1250 g), ce qui reflète l'utilisation clinique actuelle dans la population à plus haut risque. Bien que le nombre et la taille des échantillons des essais contrôlés randomisés (ECR) demeurent limités, la cohérence des estimations d'effet observées dans les ECR et les études observationnelles, ainsi que la significativité des analyses groupées, renforcent la fiabilité de ces résultats. Les études pragmatiques et les études basées sur des registres, utilisant des protocoles de fortification standardisés, pourraient constituer la voie la plus efficace pour consolider les données probantes.
Antécédents d'allaitement et indicateurs de composition corporelle maternelle : une revue exploratoire
Bien que les recommandations actuelles en matière d’allaitement maternel affirment souvent que la perte de poids post-partum est un résultat positif, les données de la recherche sont contradictoires, ce qui pourrait s’expliquer par la simplicité de la mesure du poids corporel, qui ne tient pas compte de la composition corporelle. Cette revue systématique exploratoire visait à décrire la littérature existante sur les antécédents d’allaitement et les indicateurs de composition corporelle maternelle. Une recherche bibliographique effectuée dans la base de données PubMed a permis d’obtenir 1 581 résumés, parmi lesquels 33 études, incluant 80 118 participantes, ont été retenues pour cette revue. Les antécédents d’allaitement étaient souvent autodéclarés et évalués non seulement comme une absence ou une présence d’allaitement, mais aussi comme son type (par exemple, allaitement exclusif ou mixte) et/ou sa durée. Les indicateurs de composition corporelle maternelle comprenaient la masse grasse, la masse musculaire, l’épaisseur du pli cutané et le tour de taille, qui sont des indicateurs de la masse grasse corporelle, globale ou localisée. Environ les trois quarts des études ont évalué la composition corporelle dans les trois ans suivant l’accouchement, et les autres jusqu’à 20 ans après. Parmi les 29 études ayant évalué la significativité statistique, la majorité n’a trouvé aucune association entre l’allaitement et la composition corporelle. La plupart des études ayant trouvé des associations statistiquement significatives ont mis en évidence des associations inverses avec la masse grasse, l’épaisseur du pli cutané et le tour de taille, mesurés au moins six mois après l’accouchement. Des études futures devraient évaluer la composition corporelle après six mois et inclure des mesures de la composition musculaire.
Associations entre les comportements liés à l'équilibre énergétique et l'obésité infantile chez les populations vulnérables en Grèce : implications pour le développement des politiques de santé publique et des interventions
L'obésité infantile demeure un problème de santé publique majeur en Grèce, en particulier au sein des groupes socio-économiquement vulnérables. Cette étude a réalisé une analyse secondaire de cinq vastes ensembles de données épidémiologiques afin d'examiner l'association entre les comportements liés à l'équilibre énergétique (CLEE) et l'obésité chez les enfants en difficulté. Pour cette étude, les données proviennent de cinq études représentatives à l'échelle nationale ou régionale (Genesis, ToyBox, Healthy Growth, ENERGY et Feel4Diabetes) portant sur des enfants âgés de 1 à 12 ans. Des analyses stratifiées et par sous-groupes ont été effectuées pour examiner les associations entre le statut pondéral et les CLEE, notamment les habitudes alimentaires, l'activité physique et la sédentarité. Les déterminants des CLEE ont également été analysés à l'aide du modèle socio-écologique. Sans grande surprise, les chercheurs ont observé que les enfants en difficulté présentent une prévalence plus élevée de surpoids et d'obésité que la population infantile générale. Les principaux facteurs de risque de CLEE incluent la consommation fréquente de boissons sucrées, de collations sucrées et un temps d'écran important. Les comportements protecteurs associés à un risque d'obésité plus faible incluent la consommation régulière d'un petit-déjeuner, une durée de sommeil suffisante et une activité physique régulière. Les déterminants des comportements à risque élevé liés à l'obésité sont principalement d'ordre interpersonnel et, dans une moindre mesure, individuels et communautaires. Pour avoir plus de détails et lire les conclusions de cette publication :
LU POUR VOUS
Données d'intérêt mais non validées par un comité de lecture
Taxer les aliments malsains : un plaidoyer en faveur d'une réforme de la politique alimentaire - exemple des Philippines
Face à l'augmentation de la consommation d'aliments ultra-transformés, la question qui se pose aux décideurs politiques n'est plus de savoir si une mauvaise alimentation constitue un risque majeur pour la santé, mais comment y remédier. Dans The Lancet Public Health, Akshar Saxena et ses collègues proposent une réponse convaincante : taxer les aliments malsains.
En utilisant une modélisation multicohorte et multi-états de tables de mortalité appliquée aux Philippines, Saxena et ses collègues évaluent les impacts sanitaires et fiscaux d'une proposition de taxe de 20 % sur les aliments emballés riches en sodium ou en sucre. Leur modèle prévoit qu'une telle taxe pourrait éviter près de 3 000 décès et plus de 40 000 événements pathologiques dus aux maladies cardiovasculaires et au diabète de type 2 sur 20 ans, tout en générant plus de 300 000 années de vie ajustées en fonction de la santé. Les économies de soins de santé associées au gouvernement ont été estimées à 2,4 milliards de pesos philippins (PHP ; 46 millions de dollars US) et les recettes fiscales à 648 milliards de PHP (12,6 milliards de dollars) sur deux décennies, soit un rendement 270 fois supérieur aux économies de coûts de santé.
L'étude améliore les modèles antérieurs de taxation des aliments de trois manières importantes. Premièrement, elle étend l'analyse au-delà des boissons sucrées à la taxation basée sur les nutriments d'un large éventail d'aliments emballés, conformément aux modèles de profils nutritionnels de l'OMS.
Deuxièmement, elle fournit une analyse distributionnelle des résultats sanitaires et budgétaires, rarement disponible dans de nombreux pays à revenu faible ou intermédiaire. Troisièmement, elle fournit les premières estimations fiables de l'impact budgétaire et sanitaire de la taxation des aliments en Asie du Sud-Est. Ces résultats complètent les données actuelles, notamment celles issues de la taxe sur les boissons au Mexique et de l'approche combinée taxe-étiquetage-publicité au Chili, et fournissent des informations essentielles aux décideurs politiques confrontés à la charge croissante liée à une mauvaise alimentation.
Pourtant, ces avancées suscitent de nouvelles tensions. Saxena et ses collègues soulignent les bénéfices pour la santé d'une taxe sur les aliments malsains, mais reconnaissent également que la répartition des gains est complexe. Dans leur modèle, les groupes à revenu intermédiaire, ceux qui sont de plus en plus exposés à une alimentation ultra-transformée, bénéficient des gains de santé les plus importants. Parallèlement, la charge fiscale augmente avec le revenu, rendant la politique progressive, même si les effets sur la consommation peuvent varier selon les ménages. Des inquiétudes subsistent néanmoins. La fiscalité peut corriger à la fois les externalités, comme la charge pesant sur le système de santé, et les internalités, comme les dommages causés à sa propre santé par des comportements alimentaires à court terme, en accentuant la prégnance des coûts de santé futurs dans les prix actuels. Cependant, pour les consommateurs pressés, les aliments emballés constituent un choix facile. Les taxer sans substituts viables pourrait avoir l'effet inverse : renforcer, plutôt que réduire, les mauvais choix alimentaires.
De plus, certaines hypothèses méritent d'être examinées. Une conformité totale, des variabilités-prix constantes et des schémas de substitution statiques pourraient surestimer les gains de santé à long terme. Des études empiriques suggèrent que les effets réels des taxes alimentaires sont souvent inférieurs aux prévisions modélisées. Par exemple, au Mexique, la taxe sur les boissons sucrées a entraîné une réduction de la consommation de 6,3 %, ce qui est substantiel mais inférieur aux prévisions. Les obstacles à la mise en œuvre, tels que la faiblesse des capacités réglementaires ou la porosité des frontières, sont particulièrement importants pour les pays dotés d'importantes économies alimentaires informelles.
Malgré tout, le cas des Philippines offre des perspectives précieuses pour l'élaboration d'une politique fiscale alimentaire. Premièrement, la transparence est essentielle. Les décideurs politiques et le gouvernement doivent communiquer clairement si la taxe constitue une intervention sanitaire, une mesure fiscale, ou les deux. Deuxièmement, l'utilisation des recettes est importante. Affecter des fonds à la promotion de la santé, subventionner des options alimentaires saines ou soutenir l'éducation nutritionnelle peut renforcer la confiance du public et la légitimité des politiques. Troisièmement, la fiscalité devrait être associée à des mesures complémentaires (par exemple, l'étiquetage sur le devant des emballages, la réglementation de l'alimentation scolaire et les restrictions en matière de marketing) afin d'amplifier les changements de comportement et les effets sur l'équité. La stratégie intégrée du Chili démontre l'intérêt de ces interventions multidimensionnelles . En fin de compte, l'épidémie de maladies liées à une mauvaise alimentation exige des réponses audacieuses et fondées sur des données probantes. L'étude de Saxena et de ses collègues offre aux décideurs politiques un puissant levier budgétaire pour modifier les habitudes alimentaires tout en générant des recettes substantielles. Mais pour que la fiscalité alimentaire tienne ses promesses d'amélioration de la santé et de financement durable, elle doit être conçue et communiquée comme un contrat social transparent. Pour consulter cet article, vous pouvez suivre ce lien :
Bonne lecture de veille scientifique à toutes et tous !
L'équipe du CEDE
VEILLE SCIENTIFIQUE 2026-01